Réaffirmer la priorité absolue de l’apprentissage du français

La Nouvelle-Calédonie apparaît comme une mosaïque, tant ethnique que linguistique.
Les premiers habitants, isolés entre chaîne et vallées, pratiquaient des dialectes incompréhensibles d’un clan à l’autre.

 

Aujourd’hui, 27 langues vernaculaires sont encore utilisées, dont quelques-unes de façon très confidentielle.

 

Les vagues d’immigration ont vu ensuite nombre de langues nouvelles s’implanter : chinois, vietnamien, wallisien, javanais, tahitien principalement. Toutes langues qui se pratiquent actuellement de façon soutenue.

 

Mais c’est bien le français qui constitue le vecteur commun des habitants de ce territoire.

Importé par les premiers colons et les missionnaires, il a permis de créer un lien entre les habitants. Car une langue commune permet de faire circuler les idées, d’échanger et de se connaître. Les populations d’origine, puis les immigrants, ont ainsi adopté le français comme premier dénominateur commun.

 

On constate aujourd’hui une dégradation de la maîtrise du français. Les tests pratiqués en fin du cycle primaire montrent en effet une détérioration du niveau, tandis que les enseignants du secondaire et les employeurs ne peuvent que constater l’étendue des dégâts.

 

Les raisons sont multiples. Cette dégradation n’est pas propre à la Nouvelle-Calédonie. L’utilisation intensive d’Internet a évidemment contribué à ce phénomène de phonétisation de la langue. Mais des raisons plus endémiques sont à rechercher dans la baisse constatée de la maîtrise du français.

 

L’école primaire n’a sans doute pas marqué suffisamment fort ces dernières années l’exigence de la langue. Le transfert de l’enseignement primaire à la Nouvelle-Calédonie n’a pas répondu en ce sens aux besoins spécifiques du territoire. Le recrutement des Maîtres, faute d’avoir été suffisamment anticipé, s’est trop souvent opéré de façon quelque peu précipitée et désorganisée. L’encadrement de ces maîtres, souvent auxiliaires, n’a pas toujours été maîtrisé.

 

Sur un plan plus politique, l’exigence en matière d’apprentissage du français a été barrée par l’idéologie vernaculaire. Il s’est agi d’affirmer que la compréhension de son environnement passe par la maîtrise de sa langue maternelle. Ce discours, dont nous ne minimisons pas le sens, a jeté le doute sur la nécessité de la maîtrise du français dès le plus jeune âge.

 

Il apparaît cependant évident que lorsqu’un enfant améliore ses performances en lecture et en écriture, il augmente ses capacités à comprendre une consigne, une problématique, et élève ainsi ses compétences sur l’ensemble des matières. 
Nous souhaitons réaffirmer la priorité absolue de l’apprentissage du français en école primaire. Parce que le français est la seule langue commune aux habitants de Nouvelle-Calédonie, parce que sa maîtrise est indispensable pour progresser, le MRC s’engage en cas d’accès aux responsabilités à mettre en œuvre une véritable stratégie de renforcement.

 

En relation avec les moyens des Directions d’enseignement, il s’agira d’optimiser les séquences d’apprentissage en améliorant l’encadrement didactique des maîtres, de détecter les insuffisances des élèves et d’y remédier par un soutien scolaire adapté. Cette stratégie de soutien de la langue française devra être initiée dès le cycle primaire, et prolongée au cycle secondaire.

 

En affirmant ainsi la priorité absolue de l’apprentissage du français, le MRC entend participer à la réduction de l’inégalité devant l’éducation, et à la résorption de l’échec scolaire. La formation des futurs citoyens passe essentiellement par une instruction réussie et accessible à tous les jeunes Calédoniens.

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