Discours de Philippe Blaise au meeting UCF du Château Royal

Ce discours reprend en première partie une tribune déjà publiée quelques jours auparavant

 

 

Comme l’a dit un jour Jacques Lafleur, notre véritable ennemi ce ne sont pas les indépendantistes eux-mêmes, mais c'est l'idée d'indépendance.

 

Nous ne combattons pas les gens qui votent indépendantiste.

 

Ce ne sont pas nos ennemis mais des personnes avec qui nous devons échanger. 

 

Il y a des raisons à leur choix et nous devons essayer de les comprendre.

 

Quelles que soient nos appartenances politiques, nous sommes fondamentalement des êtres humains, avec les mêmes aspirations pour nos familles, et nous nous devons le respect.

 

Mais nous devons combattre sans aucune pitié l'idée d'indépendance et la cause nationaliste, car ces idées sont construites sur des mensonges.

 

Mensonge de faire croire qu'il y aurait des libertés dans l'indépendance que nous n'aurions pas aujourd'hui, alors qu'en réalité, nous avons au sein de la république Française toutes les libertés.

 

Mensonge de faire croire que les populations locales seraient mieux loties dans un pays indépendant, alors que l'exemple du Vanuatu démontre que le sort qui attend ces pays insulaires indépendants, c'est une recolonisation brutale par l'argent de la mondialisation, et des inégalités bien pires que celles contre lesquelles nous devons nous battre aujourd'hui.

 

Mensonge de faire croire que la confiscation des ressources naturelles par le pouvoir politique profitera au peuple, alors que l'on sait que l'argent ira dans les poches d'un petit nombre.

 

Mensonge de faire croire qu'un "destin commun" peut se construire dans la haine et l'exclusion de toute une partie de la société qui travaille et contribue à construire la Nouvelle-Calédonie.

 

Mensonge enfin de faire croire que la liberté des uns peut se construire dans la privation de liberté des autres, et qu'on répare les injustices du passé avec des nouvelles injustices du présent.

 

Si nous sommes ici ce soir, c’est parce qu’il y a quatre ans en arrière, un de nos dirigeants a confondu le respect dû à nos compatriotes mélanésiens avec le fait de baisser la tête devant les symboles de l’idéologie indépendantiste.

 

Le geste qu’il a alors décidé et imposé d’accomplir, en levant le drapeau du FLNKS, a été une erreur, car il n’a été accompagné d’aucune contrepartie.

 

Dans de telles conditions, ce geste ne pouvait être interprété que comme une marque de faiblesse et une reddition. Et c’est ce qui s’est passé.

 

Les conséquences nous les connaissons : au lieu d’apaiser la revendication indépendantiste, cette démarche l’a renforcée et a jeté la confusion et le doute dans l’esprit de nos concitoyens.

 

Si nous avons créé l’Union pour la Calédonie dans la France, c’est parce que nous avons décidé de mettre un terme à cette confusion et à ce doute

 

Si nous nous sommes levés avec Gael, Isabelle, Sonia, et tant d’autres que je ne pourrai pas tous citer, c’est pour affirmer que nous nous ne baissons pas la tête car nous nous sommes fiers d’être Français, fiers d’être Calédoniens, 

 

C’est pour dire à la face du monde qu’ici nous sommes tous chez nous, et que nous ne laisserons jamais personne nous dire le contraire.

 

Oui c’est vrai : nous avons tous ensemble, un immense défi à relever pour faire que la société Calédonienne, à laquelle nous appartenons, répare ses blessures et devienne un jour une société humainement exemplaire.

 

Ce défi calédonien,

c’est celui de l’éducation de notre jeunesse pour lutter contre l’illettrisme et l’échec scolaire,

c’est celui de la consolidation de notre économie pour donner du travail à tout le monde,

c’est celui de la réduction des inégalités sociales.

 

Si nous sommes ici ce soir, à quelques jours d’un scrutin majeur pour l’avenir de notre pays, c’est bien parce que nous avons la conviction que le meilleur avenir pour tous, quelle que soit notre couleur de peau, notre origine, notre religion, notre façon de vivre, se trouve au sein de la République Française.

 

La France sait être généreuse avec ses enfants. 

 

Elle sait aussi être ce vaste espace de liberté où tout le monde peut trouver sa place, dans la dignité.

 

Notre plus grande richesse, en vérité ce n’est pas le Nickel.

Notre plus grande richesse, c’est le privilège de vivre en hommes et en femmes libres, sous la protection du drapeau tricolore, dans un monde où la liberté est trop souvent l’exception. 

 

C’est le droit que nous avons de choisir librement notre destin pour que demain nos enfants aient une meilleure vie que celle que nous avons eue.

 

L’avenir de notre pays, la Nouvelle-Calédonie n’a jamais été écrit à l’avance.

 

C’est à nous, et à nous seuls, qu’il appartient de l’écrire

 

C’est ce que nous allons faire tous ensemble dimanche prochain en votant pour la liste de l’Union pour la Calédonie dans la France

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