Il faut laisser la SLN aux acteurs privés pour qu'elle reste compétitive

Philippe Gomès est favorable à la "Souveraineté Economique" en parlant du Nickel. Il a tort.


http://www.tahiti-infos.com/Nouvelle-Caledonie-Gomes-UDI-favorable-a-la-souverainete-economique_a124704.html


Il suffit d'avoir un minimum de culture générale économique pour savoir que les seules entreprises "nationales" viables sont celles qui interviennent sur des marchés captifs ou semi-captifs, comme les services publics, tels que l'électricité, les transports, les télécoms, la Poste, la télévision, ou certains secteurs stratégiques où la commande repose sur l'Etat. 


Pour toutes les autres sociétés, et encore plus celles qui sont confrontées à la compétition internationale sur un marché global, la nationalisation est synonyme de mise à mort à moyen terme. Sauf évidemment si vous êtes une entreprise publique dans un Etat où les salaires sont sensiblement plus bas que dans les pays développés, ce qui vous permet de compenser votre faiblesse technologique par l'exploitation de vos employés.


La France, pays développé, a déjà essayé cette théorie des nationalisations et on en a vu les résultats.

Même les Socialistes se sont convertis à la privatisation. Apparemment, la nationalisation n'est plus en vogue qu'au Venezuela, en Corée du Nord, en Argentine et chez certains politiques Calédoniens élevés au biberon de la dépense publique.


Vouloir "nationaliser" la SLN et les Mines, alors qu'elles affrontent la compétition internationale, est un non-sens. Les politiques n'ont pas la compétence technique, humaine, financière ou stratégique pour rivaliser avec la compétition mondiale. Laissons cela à ceux qui savent faire dans leur spécialité.


Enfin il faut aussi nous dire comment on fera le jour où la SLN accumulera des pertes, ou si on se retrouve face à un accident grave comme la défaillance des fours à KNS, le modèle qui au passage justifierait la lubie de la souveraineté économique.


La réponse est simple : si l'actionnaire de référence est la Nouvelle-Calédonie, c'est l'impôt qui viendra éponger les difficultés.


La condition essentielle de la survie de la SLN, de la survie des milliers d'emplois qu'elle fournit aux Calédoniens, c'est de la laisser entre les mains des acteurs privés compétents.

C'est un engagement que nous portons depuis toujours au MRC et avec nos partenaires de l'Union pour la Calédonie dans la France.


Mais le plus grave dans cette annonce, c'est qu'après la petite nation, voici venir le temps de la sémantique de la Souveraineté.


"Nation", "Souveraineté", des termes qu'on croyait réservés au FLNKS.


Ce qui nous amène à constater qu'entre le vocabulaire économico-politique de Philippe Gomès et celui des indépendantistes il va finir par ne plus y avoir que l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette.

Écrire commentaire

Commentaires: 0

Retrouvez nous sur Facebook

Budget 2017 : La facture de Deux de Gouvernement Germain

Mise au point : Oui au Forum des Iles du Pacifique, Non au Fer de Lance

Congrès 22 Juin 2016

JT du 18 février 2016

Interview Océane 15 septembre 2015

Interview Océane 3 avril 2015

JT du 9 novembre 2014

Réponse à Roch Wamytan au Congrès 28 septembre 2014

Interview Océane 10 septembre 2014

Interview RRB du 06 novembre 2013

Interview sur Koodji

Emission Parler Vrai sur la Sécurité

Intervention au journal de Radio Océane du 15 août 2013

interview au JT du 19 mai 2013

Nos engagements contre la vie chère

Nos engagements pour la moralisation et la transparence

Nos engagements pour la sécurité

Les enjeux de 2014