Le Mouvement Républicain Calédonien fait le bilan du Comité des signataires et donne sa vision de la sortie de l’Accord de Nouméa.

 

 

 

Un comité faussement consensuel


Ce comité aura été faussement consensuel, en excluant volontairement une part importante des loyalistes.

Aux élections de mai 2014, un quart des électeurs loyalistes ont choisi de voter pour la liste de l’UCF, à laquelle s’est joint le MRC. Au comité qui vient de se tenir, aucun élu n’a porté la voix de ces électeurs au travers d’une déclaration officielle.

 
Seuls Philippe Gomès et Pierre Frogier ont exprimé formellement  leurs visions politiques au nom de leurs groupes respectifs.


L’un se déclare depuis un an nationaliste et proche à 90% des indépendantistes, l’autre s’obstine à dénigrer le référendum sur les compétences régaliennes auquel il veut substituer un troisième accord à tout prix avec les indépendantistes.


Le MRC prend acte de la mise de côté par l’Etat d’une part significative de l’opinion, et constate que les déclarations faites lors de ce comité n’engagent donc que leurs seuls auteurs, qui ne peuvent se prévaloir de représenter l’ensemble des Loyalistes.



Le désaveu de la doctrine Nickel et de la volonté de mainmise sur la SLN

 

Sur la question du Nickel, le MRC salue les conclusions du rapport Colin, qui confirme de la part de l’Etat les illusions économiques et les dangers de la « doctrine Nickel ».


"Les collectivités sont dans l'incapacité de répondre en période de difficultés à leurs devoirs d'actionnaires en remettant les sommes nécessaires au maintien de l'exploitation ou aux investissements nécessaires"

 

Dans un marché en crise, l’heure n’est plus au dogme politique du « souverainisme économique » prôné par Calédonie Ensemble et le PALIKA, mais à la sauvegarde de notre économie et de nos emplois par le rétablissement de la confiance avec les actionnaires privés, ainsi qu’à une entente intelligente et respectueuse avec les petits mineurs calédoniens pour une valorisation optimale de nos exportations de minerai.

 



Le retour à la case départ pour le corps électoral des provinciales, avec la purge de mille électeurs.


Sur la question du Corps électoral, le MRC prend acte de la position de l’Etat, qui en revient à la doctrine Ayrault, le droit de vote pour tous ceux installés avant 1998, après que Manuel Valls l’ait lui-même remise en cause inconsidérément et sans concertation en 2015.


Pour autant le MRC constate que si l’Etat reconnait politiquement le droit de vote aux provinciales des Calédoniens installés avant novembre 1998, aucun engagement formel n’a été pris par les indépendantistes sur le sujet, et aucune garantie juridique future n’est acquise aux personnes menacées de recours.


Le MRC s’étonne en conséquence du triomphalisme affiché par les participants loyalistes de ce comité restreint des signataires, alors que plus d’un millier d’électeurs seront radiés prochainement des listes.




La volonté pour certains de trouver un compromis à tout prix avec les indépendantistes même en cas de défaite de l’indépendance


Concernant l’avenir institutionnel, le MRC constate que ce comité ouvre la porte à la recherche insidieuse d’une éventuelle solution négociée, au travers d’un travail sur les prétendues « convergences » et les « divergences »  entre d’une part les « Républicains » tendance Frogier, Calédonie Ensemble, et d’autre part les indépendantistes.

 

Le MRC dénonce à l’avance toute tentative dans le camp prétendument « loyaliste » de chercher une solution de compromis avec les indépendantistes ouvrant la voie à une évolution progressive vers une indépendance-association qui ne dirait pas son nom, ou un statut de quasi-république bananière au sein de la République.


Le MRC appelle les Calédoniens à se détourner de ceux qui tenteraient d’imposer une marche forcée vers une indépendance préalablement rejetée par les urnes.

 

 


Le MRC appelle à aller au référendum, « projet de société » contre  « projet de société ».

Les Calédoniens qui veulent le maintien dans la République doivent exprimer leurs attentes envers leurs élus et refuser tout chèque en blanc.

 

Le MRC réaffirme sa position constante sur la sortie de l’Accord de Nouméa : conformément à la lettre et à l’esprit du texte de l’Accord, les Calédoniens doivent pouvoir s’exprimer librement et clairement sur le transfert ou non des compétences régaliennes, c’est-à-dire le passage à la pleine souveraineté,  c’est-à-dire Oui ou Non à l’indépendance.


Le MRC  affirme que seule la tenue d’un référendum conforme à la question prévue par le texte constitutionnalisé permettra de mettre enfin un terme à la période transitoire d’autodétermination, pendant laquelle restent imposées des restrictions permanentes du corps électoral.

 

A l’issue de ce choix, il appartiendra alors aux formations politiques de proposer un nouveau statut conforme au choix fondamental qui aura été fait, en l’occurrence le maintien dans la République Française à défaut du choix de la pleine souveraineté.

 

Le choix des Calédoniens doit se faire sur la base d’un vote clair entre deux grandes visions historiquement opposées, « projet de société » contre « projet de société ».

Il appartient aux indépendantistes et aux « nationalistes » d’expliquer concrètement à la population comment ils assureront en sortant de la France la continuité de notre économie, de notre protection sociale et de nos acquis sociaux, et de laisser les Calédoniens choisir le statut qui assure au mieux leur avenir et celui de leurs enfants.

 

Afin de contribuer à ce travail de vérité, le MRC apportera en 2016 sa propre contribution au débat par l’établissement d’un cahier des charges pour un futur statut d’une Nouvelle-Calédonie dans la France.

 

Cette contribution énoncera notre vision de ce qui servira au mieux une Nouvelle-Calédonie durablement inscrite dans la République, dotée d'une gouvernance respectueuse des libertés et démocratique, préservée de la corruption et des abus de pouvoir, d’un modèle social respectueux de toutes les composantes de la société multi-ethnique calédonienne, et avec un modèle économique et fiscal permettant de garantir nos acquis sociaux.



Le MRC considère que la définition de l’avenir de notre société ne peut être le fruit de simples compromis politiciens entre partis, ni de solutions statutaires théoriques prétendument « novatrices » et aux conséquences incertaines, en apesanteur des réalités économiques et sociales.


Elle doit reposer sur des solutions robustes, garantissant la qualité et la stabilité de nos institutions futures, en toutes circonstances.

Elle doit procéder également d’une démarche pragmatique respectueuse des attentes de la société civile et ancrée dans le souci du quotidien de la population.

 

 


Le MRC invite tous ceux qui se reconnaissent dans cette démarche citoyenne à soutenir et rejoindre son initiative.

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Commentaires: 1
  • #1

    Liliane Fayard (samedi, 13 février 2016 16:17)

    je suis favorable au référendum prévu par l'Accord de Nouméa qui a été validé par des élections et est donc devenu incontournables.

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