Décryptages. Taper sur ceux qui payent des impôts et qui investissent : un simple calcul électoral pour Calédonie Ensemble.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Loin des beaux discours sur le développement et la diversification économique, la politique économique que mène Calédonie Ensemble depuis le début de l’année obéit à une logique électorale en vue des Législatives de 2017.

 

Le but est de ramasser le maximum de voix par des mesures populistes.

 

Le calcul est simple : pour plaire à plusieurs dizaines de milliers d’électeurs potentiels, il est rentable de sacrifier quelques milliers d’autres électeurs.

 

La réforme de l’Impôt sur le revenu obéit à cette logique : augmenter l’impôt des classes moyennes supérieures (enseignants, professions libérales, cadres du privé et du public, chefs d’entreprises) pour diminuer ou supprimer l’impôt des autres.

 

Calédonie Ensemble a été porté au pouvoir par des déçus du Rassemblement depuis 2010, mais considère aujourd’hui que son potentiel de voix est chez un électorat populaire, voire un peu chez les indépendantistes.

 

Pour plaire à ces cibles électorales, qui veulent faire payer "les riches", ou "les blancs", il faut donc donner des signes.

C’est le même calcul pour la loi « Compétivité » qui est très mal nommée puisqu’il s’agit d’une loi qui va détruire les résultats et les emplois.

 

Pour faire plaisir à un électorat syndical, sensible à un discours de lutte des classes, on va taper sur les "patrons", et leurs entreprises du commerce et les obliger à baisser artificiellement les prix en sabrant les marges des commerces.

 

ça ne sera pas tenable à long terme, mais avant qu’on se rende compte qu’il faut faire marche arrière à cause des destructions massives d’emplois, les élections seront déjà passées.

 

 

On peut citer d’autres exemples :

Proposer un projet de tarif social de l’électricité, qui n’est possible qu’en augmentant le prix de l’essence, tout cela maquillé par une Agence de l’Energie qui est juste une pompe à impôts pour redistribuer de l’argent des uns aux autres. Cela revient donc à faire payer les uns pour permettre aux autres de consommer plus d'électricité d'origine thermique. On est loin des économies d'énergie.

 

Prétexter de l’aide de l’Etat pour le prix de l’électricité à Wallis et Futuna pour demander la même chose en Calédonie. Discours 100% démagogique puisque la Nouvelle-Calédonie est autonome pour sa politique de l’énergie et que jamais l'Etat ne donnera suite à une telle demande.

A noter l’incohérence totale du discours puisque le député Gomès qui porte cette revendication est aussi celui qui défend le concept de souverainisme économique qui  tend à se séparer de la France.

 

En conclusion la politique économique que nous voyons se mettre en place est tout sauf une politique de développement, puisqu’elle vise uniquement par des tours de passe-passe fiscal, à taper sur ceux qui investissent pour subventionner les classes populaires afin de gagner leurs voix, en sacrifiant l’avenir au court terme électoral.

 

Comme dit l’adage : « la fin justifie les moyens ».

 


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